Daflon efficace en combien de temps sur les hémorroïdes ? Le schéma de crise dure 7 jours, et dans un essai mené contre placebo auprès de 100 patients, le saignement d’une crise d’hémorroïdes internes s’était arrêté au troisième jour chez 80 % des patients traités, contre 38 % sous placebo. Cet article donne la dose jour par jour, ce qui peut suivre la crise et les signes qui imposent de consulter.
En combien de temps Daflon agit sur une crise hémorroïdaire
L’essai randomisé en double aveugle publié dans le British Journal of Surgery en 2000 portait sur des hémorroïdes internes aiguës évoluant depuis moins de 3 jours. Le principe actif testé est la fraction flavonoïque purifiée micronisée, celle de Daflon. Résultat : le saignement s’arrête plus vite sous traitement, avec une durée raccourcie d’environ 2 jours par rapport au placebo.
Le soulagement se mesure donc en jours, pas en heures. Il concerne les signes de la crise (douleur, saignement, gonflement), que la notice désigne comme des « signes fonctionnels ». Le médicament ne fait pas disparaître une hémorroïde : il calme la crise pendant que l’inflammation retombe.
Le délai varie selon la crise et la personne. Le schéma officiel s’étale sur 7 jours, et c’est à son terme qu’on juge si la crise est réellement passée.
Le schéma de la crise jour par jour
Le résumé des caractéristiques du produit (RCP) fixe la posologie de crise pour le comprimé de 500 mg : 6 comprimés par jour pendant 4 jours, puis 4 par jour pendant 3 jours. Les prises se font au moment des repas, réparties dans la journée.
| Jours | Comprimés de 500 mg par jour |
|---|---|
| Jours 1 à 4 | 6 comprimés |
| Jours 5 à 7 | 4 comprimés |

Le dosage de 1000 mg suit le même principe avec moitié moins de comprimés, mais l’emballage de votre produit prime : vérifiez le nombre de comprimés sur la notice avant de commencer. Prendre le médicament au cours du repas est la consigne de la notice pour tous les usages.
Comment la diosmine agit sur les veines hémorroïdaires
Un comprimé de 500 mg contient 450 mg de diosmine (90 %) et 50 mg de flavonoïdes exprimés en hespéridine (10 %), sous forme micronisée. Daflon fait partie des veinotoniques, des médicaments qui visent les symptômes liés aux veines.
Il ne s’agit pas d’un anticoagulant, et le RCP ne signale pas d’interaction cliniquement significative. Il n’a donc pas pour rôle de fluidifier le sang. Il se délivre sans ordonnance, mais un avis pharmaceutique reste utile si vous prenez d’autres traitements.
Après la crise, peut-on prendre Daflon tous les jours ?
Le traitement de crise est de courte durée, c’est une consigne du RCP. Il ne se confond pas avec le traitement de fond de l’insuffisance veinolymphatique (jambes lourdes, douleurs, impatiences au coucher), pour lequel la posologie est de 2 comprimés par jour, un le midi et un le soir, au moment des repas.
Prolonger le médicament au-delà du schéma de 7 jours sans avis médical n’a donc pas de base dans la notice. Pour savoir combien de temps un traitement de fond peut durer, la page sur la durée d’un traitement pour les varices détaille les recommandations. Une prise toute l’année relève d’une décision du médecin, pas d’une habitude à installer seul.
Effets indésirables, contre-indications et grossesse avec Daflon
Le RCP décrit quelques cas de troubles digestifs bénins et de troubles neurovégétatifs, qui n’ont jamais imposé l’arrêt du traitement. La seule contre-indication est l’hypersensibilité à la fraction flavonique ou à l’un des excipients.

Pour la grossesse, les études chez l’animal n’ont montré aucun effet tératogène et aucun effet néfaste n’a été rapporté chez l’humain à ce jour. L’allaitement, lui, est déconseillé pendant le traitement, faute de données sur le passage dans le lait. Les hémorroïdes sont fréquentes pendant la grossesse, comme les nausées de la grossesse : la décision de prendre ou non le médicament se prend avec le médecin ou la sage-femme.
Pas de mieux après quelques jours : quand consulter
Le RCP est clair : si les symptômes ne cèdent pas rapidement, un examen proctologique doit être réalisé et le traitement revu. Le médicament ne dispense pas du traitement des autres maladies anales, et un saignement ou une douleur qui persistent peuvent venir d’une autre cause.
Consultez sans attendre en cas de saignement abondant, de fièvre ou de douleur très vive et brutale, qui peut évoquer une thrombose hémorroïdaire. Le médecin dispose d’autres options : antalgiques, traitements locaux ou geste au cabinet, selon le cas.
- Boire suffisamment et manger des fibres pour garder un transit régulier, car l’effort de poussée entretient la crise.
- Éviter de rester longtemps assis sur les toilettes.
Côté digestion, certaines personnes testent par exemple une banane le soir pour réguler le transit.
Le schéma de 7 jours reste le repère à retenir : à son terme, une crise qui n’a pas reculé justifie un examen. Si elle a reculé, le traitement s’arrête, sauf avis contraire du médecin.

